Pour le droit des citoyens européens de voir la législation européenne de protection animale appliquée, actualisée et renforcée dans tous les Etats membres. Pour que cesse l'indifférence des autorités et le supplice des animaux en général, des Galgos et Podencos en particulier.
Après l'agression des taurins dans l'arène de RODILHAN, GEE est intervenu une nouvelle fois auprès de l'UNESCO auprès du président de la commission nationale française. Nous lançons de nouveau un appel aux associations pour qu'elles participent à la requête qui vise à bloquer l'entrée à l'Unesco des pratiques basées sur la maltraitance animale. Nous devons tous, associations et citoyens, nous élever contre une atteinte aussi grave au droit de manifester qui se transforme en droit d'être tabassé dans l'indifférence des gendarmes qui assistent au spectacle les mains dans les poches.
Voici le lien vers notre appel et la lettre type à l'Unesco et le nouveau courrier adressé hier à Monsieur Jean AUDOUZE.
http://www.galgos-ethique-europe.eu/index.php?option=com_content&view=article&id=111&Itemid=167
NOUVEAU COURRIER A MONSIEUR JEAN AUDOUZE
Monsieur Jean AUDOUZE
Président Commission Nationale Française à l’UNESCO
1, Rue Miollis
75732 PARIS Cedex France 15
OBJET : CORRIDA LA VIOLENCE CONTRE LES ABOLITIONNISTES SE DECHAINE DEVANT DES GENDARMES IMPUISSANTS
BIZE-MINERVOIS, le 4 Octobre 2011
Monsieur le Président,
Vous avez eu l’amabilité de répondre à notre courrier le 20 Mai 2011 au sujet de l’inscription de la tauromachie au P.C.I. de la France.
Votre réponse, ainsi que c elle de Monsieur BANDARIN, nous ont permis de bien comprendre que l’UNESCO n’intervient en aucune manière dans l’élaboration des listes d’inventaire nationales et ne peut intervenir auprès des Etats membres de l’UNESCO si une défaillance se produit dans la procédure de formation des commissions d’élaboration des listes (cf. conflit d’intérêt commission tauromachie entre les mains de l’aficionado notoire Philippe BELAVAL et non concertation des associations) ou en cas de non adéquation entre la ligne directrice du P.C.I. de l’UNESCO « travailler à la paix et à rassembler les peuples, protéger et éduquer les enfants » et l’activité « tauromachie » référencée au P.C.I. national (protection des fiestas tauromachiques qui sont l’apothéose de la torture animale des corridas et qui forment des enfants à torturer et tuer des veaux à l’arme blanche).
Ces non possibilités d’intervention ont abouti dans le cas de la corrida à l’utilisation du « label » P.C.I. de l’Unesco pour la promotion de la torture animale, ce que nous pouvons appeler l’ALIBI UNESCO. Ceci est également le cas dans d’autres pays (Pérou, Espagne) ou d’autres « traditions » (TORDESILLAS) et nombreux sont les tortionnaires d’animaux qui visent actuellement le « label » UNESCO, espérant ainsi faire oublier que la finalité de leurs traditions est la torture et la mort d’un être vivant devant d’autres êtres vivants, parfois, trop souvent des enfants
.
Vous avez évoqué dans votre lettre l’impossibilité pour la corrida d’être inscrite au P.C.I. de la France et de l’UNESCO eu égard aux conventions internationales de droit animal. Je cite votre lettre du 20 Mai 2011 :
“J’ai bien reçu votre dossier concernant l’inscription de la tauromachie au patrimoine immatériel culturel de la France et au patrimoine immatériel de l’Humanité de l’Unesco. Permettez-moi de vous dire que vous vous êtez alarmée pour rien : ce projet n’est ni inscrit sur les listes indicatives du Ministère de la Culture et de la Communication, ni sur les listes de l’Unesco et je crois pouvoir vous dire qu’il ne le sera pas dans l’avenir puisqu’il contrevient aux conventions nationales et internationales relatives aux droits des animaux. Peut-être dans l’avenir conviendrait-il que vous cherchiez à mieux vous renseigner avant d’entreprendre la démarche à laquelle je réponds. Peut-être dans l’avenir conviendrait-il que vous cherchiez à mieux vous renseigner avant d’entreprendre la démarche à laquelle je réponds. »
A la date de votre réponse, la tauromachie était déjà inscrite sur la liste du Ministère de la Culture et de la Communication, ce qui lui vaut désormais d’avoir pignon sur rue sous couvert de « patrimoine » à toute heure du jour et de la nuit, même à la TV et aux heures de grande écoute où les enfants peuvent librement contempler des scènes d’une violence insoutenable.
Vous y évoquiez l’impossibilité d’inscription de la tauromachie en raison des « conventions nationales et internationales relatives aux droits des animaux ». Ceci aurait dû nous rassurer, comme vous le souhaitiez, si une convention internationale avait été reconnue au niveau international par votre organisation et si l’inscription au patrimoine français n’avait pas déjà été effectuée, soulevant un élan de contestation marqué. Des citoyens révoltés poursuivent Monsieur MITTERAND dans toutes ses sorties avec des bannières NON LA TORTURE N’EST PAS UNE CULTURE.
Le 8 Octobre dernier, à RODILHAN, des abolitionnistes descendus dans l’arène lors du dernier « spectacle » du tournoi GRAINES DE TOREROS (entrées gratuites et présence d’enfants) ont été violemment agressés devant des gendarmes impuissants, illustration du principe : VIOLENCE SUR ANIMAL = VIOLENCE SUR HUMAIN. Des plaintes sont en cours de dépôt. Voici les différents liens à ce propos :
Trois pétitions contre l’inscription de la tauromachie à l’UNESCO lancées après l’inscription au ministère ont déjà recueilli à elles trois plus de 68.000 signatures.
14190 signatures http://www.patrimoine-corrida.fr/petition
21293 signatures http://www.unesco-anticorrida.com/
31992 signatures http://www.thepetitionsite.com/takeaction/235/701/860/
Des politiques, Députés, Sénateurs, s’élèvent contre cette inscription qu’ils qualifient d’INIQUE.
Nous n’avons trouvé aucune convention internationale reconnue comme telle par l’UNESCO qui pourrait effectivement empêcher l’inscription d’actes de torture animale au P.C.I. En conséquence de quoi, devant les dissensions et les conflits générés par l’inscription de la torture à la culture française, devant le manque de clause permettant la prise en cause du droit animal, choqués par les nombreuses annonces de type UNESCO ALIBI, nous basant sur la recommandation de votre courrier, nous nous permettons de vous adresser la requête suivante, ainsi qu’à toutes les délégations des Etats Membres de l’UNESCO en priant les associations de protection de l’enfance et de protection animale de faire de même :
1. La reconnaissance d’une convention internationale du droit de l’animal
Nous proposons deux textes comme base de réflexion :
a) CONVENTION INTERNATIONALE DU DROIT DE L’ANIMAL
http://www.animallaw.info/treaties/itconfprotanimal.htm
b) Déclaration universelle de la Ligue Internationale du droit de l’Animal.
Lue à la Maison de l'UNESCO, Paris, 15 octobre 1978, par son auteur, Fondation Ligue Française des Droits de l’Animal. Jusqu’à ce jour, déclaration non reconnue par l’UNESCO.
http://jose.kersten.free.fr/aap/pages/uk/UDAR_uk.html
2. La création d’un protocole additionnel à la convention du P.C.I. de l’Humanité, protocole à effet rétroactif visant à l’exclusion du P.C.I. de toute tradition ou pratique basée sur la maltraitance animale.
3. Comme la Convention du Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité le prévoit, nous souhaitons que les associations – dont la nôtre – soient partie prenante des débats que notre requête, nous l’espérons, entraînera.
Avec nos remerciements, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos respectueuses salutations.
Joëlle PELLEGRIN OLDENBOURG
Présidente
Au nom des associations signataires de notre charte