Pour le droit des citoyens européens de voir la législation européenne de protection animale appliquée, actualisée et renforcée dans tous les Etats membres. Pour que cesse l'indifférence des autorités et le supplice des animaux en général, des Galgos et Podencos en particulier.
LES APTITUDES DU LEVRIER DE COURSE
COMMISSION NATIONALE D'UTILISATION LEVRIERS DE LA SCC
mise à jour approuvée par la Société Centrale Canine le 7 Décembre 2010
Extrait de http://cnulev.free.fr/reg-fra-pvl-2011.pdf
ART. 55 et 56 GENERALITES – EVALUATION
Les épreuves de PVL ont pour but de mettre en évidence chez les Lévriers certaines aptitudes nécessaires à la pratique de la chasse qui seront notées à la fin de la course :
1. LA VITESSE
La vitesse se démontre par la faculté du lévrier à réagir pour rattraper son retard dû à la surprise du départ du leurre. Les qualités de vitesse d’un lévrier s’expriment tout au long du parcours, notamment dans la réalisation des «retours» (remontée dans l’intervalle de deux poulies successives d’un lévrier situé en deuxième position et qui, forçant sa vitesse, revient à hauteur de son coéquipier ou le dépasse). La vitesse absolue n’est pas prise en compte dans le jugement des épreuves de PVL car la vitesse d’un lévrier y est notée de façon relative par rapport à celle de son concurrent.
Le juge doit récompenser le lévrier qui se force lui-même en coursant le leurre ou force le conducteur à accélérer constamment pour éviter que le leurre ne soit capturé avant la zone de capture.
2. L’ARDEUR
L’ardeur est la poursuite du leurre, quelque soient les conditions du terrain (irrégulier, obstacles) et les incidents qui peuvent avoir lieu pendant cette poursuite (chute, perte de vue momentanée du leurre, esquive). L’ardeur d’un lévrier se manifeste :
. Au départ :
• par une grande attention ;
. Dans la poursuite du leurre par :
• une pression permanente pouvant obliger le conducteur technique à accélérer la vitesse du leurre pour éviter que celui-ci ne soit rejoint avant la zone de capture,
• un franchissement franc (sans hésitation) des obstacles,
• une volonté à revenir sur le leurre s’il en est écarté,
. Dans la capture du leurre :
• en le capturant à pleine vitesse
• en effectuant un « brassok » (se jeter sur le leurre en se couchant)
• ou en tentant d’attraper le leurre même s’il a déjà été pris par son partenaire.
3. L’ADRESSE indispensable pour franchir les obstacles, pour revenir sur le gibier ou compenser le retard pris après une esquive, sans laquelle le lévrier le plus rapide ne réussira jamais sa prise ;
L’adresse d’un lévrier s’apprécie :
• lors des brusques changements de direction provoqués par ceux du leurre (esquives),
• par son aptitude à revenir très rapidement dans la voie,
• dans la manière de passer les obstacles,
• à l’occasion de la capture et, notamment, dans la réalisation du «brassok».
4. LA RESISTANCE
La résistance est le total des capacités physiques et mentales d’un Lévrier, son aptitude à terminer la course en forme après avoir effectué un parcours complet.
5. LE COMPORTEMENT TACTIQUE
Aptitude qui fait prendre au Lévrier une bonne position par rapport au leurre et au partenaire et lui permet une bonne anticipation de la situation globale en fonction du terrain et de la position de tous les acteurs.
6. LA CAPTURE
Les points de capture sont attribués aux Lévriers qui effectuent une prise ou un mouvement de prise de leurre pendant le parcours ou à la fin de celui-ci dans la zone dite de capture.
• Un lévrier réussissant une capture en mouvement de prise ou en effectuant un «brassok» (interprétation française : «qui se jette sur le leurre à en perdre l’équilibre») obtiendra le maximum de points.
• Un lévrier capturant le leurre sans mouvement ou montrant une attente de capture pourra obtenir des points de capture.
• Un lévrier qui termine sa course en se désintéressant du leurre n’obtiendra pas de point.
Bien que la chasse avec les Lévriers soit interdite en France, les aptitudes qui leur sont nécessaires pour chasser restent la jauge avec laquelle ils sont évalués, signe que même dans notre monde dit moderne chasse et course sont indissolublement liées dans leur destinée. Nous pouvons nous poser la question : même s’ils effectuent ces courses de façon instinctive, ressentent-il la pression que l’homme, pour son auto-satisfaction, fait peser sur eux ? Comme certains champions humains qui améliorent leurs capacités physiques en y associant des apprentissages et des pratiques telles que la maîtrise du mental, le Yoga, la respiration consciente, comment ces animaux vivent-ils ce conditionnement pour une maîtrise accrue de leurs capacités ? Sont-ils, par des entraînements intensifs renforçant leur instinct, enfermés dans un mode de vie où leur conscience ne peut progresser ? Si l’évaluation de leur « résistance » leur reconnait des valeurs physiques et mentales, peut-on parler d’évolution de la conscience pour ces animaux si proches de l’homme et si désireux de répondre à leurs souhaits ? Combien de propriétaires possèdent les qualités qu’ils attendent de leurs Lévriers ?