Pour le droit des citoyens européens de voir la législation européenne de protection animale appliquée, actualisée et renforcée dans tous les Etats membres. Pour que cesse l'indifférence des autorités et le supplice des animaux en général, des Galgos et Podencos en particulier.
Merci à Claude pour son merveilleux poème où s'étale le drame d'un système devenu la vitrine d'éleveurs peu scrupuleux où des milliers d'animaux sont sacrifiés en coulisse chaque année derrière un champion d'exposition... pour finir par la joie des compagnons aimés qui chercheront toujours à être sur le divan... le plus près devant... en nous offrant sans compter leur affection, leur fidélité, leur beauté ! Merci, Claude.
Muse où es tu ?
Ma Muse ne muse plus ;
Ma Muse s’est fortement déplue
Dans les allées d’expositions,
Où toujours sous coercition
Sont présentés nombre d’animaux
Auxquels les hommes demandent d’être beaux,
D’être auscultés par tant de mains
Sur des critères bien humains,
Ils guettent leur récompense suprême :
Retrouver le bercail qu’ils aiment.
Ma Muse ne muse plus ;
Que naissent toujours en fort surplus
Des êtres pour raisons mercantiles,
De l’argent honteusement facile…
Tant finiront en fourrière
Sans aide des producteurs si fiers.
Idem pour la riche S.C.C.
Inerte quant à ces délaissés.
Les ors des expos brillent, mais cachent
Ces horreurs, qui vraiment nous fâchent.
Ma Muse ne muse plus ;
Quand des créatures sont de plus
Choisies pour utilisation,
Comme unique motif d’adoption ;
Pour rapporter trophées et gloire
Aux maîtres qui devant leur miroir
Vont malgré leur insuffisance,
Se pâmer et briller d’aisance.
De talent propre sont indigents,
N’être que par d’autres est affligeant.
Ma Muse ne muse plus ;
Devant tous ceux qui ne plaisent plus,
Abandonnés sur tant de routes
Devenus inutiles sans doute…
L’homme préfère ses chères vacances
A ces créatures en souffrance.
Dans des bois les laisse attachés,
Souffrant de faim, de soif…brisés.
Quand ne s’ajoutent diverses tortures
Que des jeux humains ils endurent.
Ma Muse ne muse plus ;
Quand tant de créatures n’ont plu
Que par des caprices passagers
Faisant seulement présager
Lassitude, mépris, abandon,
Assez peu ont d’altruisme le don.
Interdisons tout animal
A qui, il n’est qu’objet banal,
Baste de celui qui, c’est notoire,
Produit le superfétatoire
Mais :
Ma Muse muse
Lorsque parait la clarté diffuse
De ce petit matin, il me réveille,
S’étire, baille, regarde le soleil ;
Dehors avec d’autres, hume le temps
Voit les oiseaux, aboie au vent,
Surveille son chez soi, les alentours
Afin que nul ne rode autour,
Revient… à un lézard s’excuse
Alors, ma Muse muse
Ma Muse muse
Quand mon ami folâtre, et fuse
De ses quatre pattes, et caracole
Dans le jardin en une ronde folle,
S’accapare d’une pomme verte qui traîne,
La lance, la rattrape et l’entraîne,
Gambade ou me nargue, me fait rire,
Et repart, sans contrainte, avec plaisir.
Ni argent, gloire, calcul ou ruse,
Encore ma Muse muse
Ma Muse muse
Quand dans un fauteuil qu’il use,
Il s’alanguit, paresse, s’endort,
Rêve, sans se soucier du dehors.
Puis respire les odeurs de table,
Espérant une part respectable.
Enfin choisit un autre divan
Encore plus près de moi, devant.
De l’oisiveté il abuse.
Toujours ma Muse muse.
Claude Brigelhuber ( juillet 2011)