Pour le droit des citoyens européens de voir la législation européenne de protection animale appliquée, actualisée et renforcée dans tous les Etats membres. Pour que cesse l'indifférence des autorités et le supplice des animaux en général, des Galgos et Podencos en particulier.
D’habitude, les “galgueros” utilisent leurs chiens durant les périodes cynégétiques et ensuite, pour des raisons pratiques et économiques, ils se débarrassent de l’animal sans se soucier du degré de souffrance généré par la méthode mais en visant plutôt l’efficacité et le coût minimum du procédé, d’où l’emploi de feu, eau, cordes, bâtons ou tout autre outil ou substances qui ne reviennent pas cher. Mais nos politiques affirment que ces méthodes ne sont plus d'actualité et que les propriétaires des animaux leurs octroient une retraite paisible après les services rendus à leurs maîtres.
Mars 2009: une centaine de lévriers sont découverts pendus dans une décharge dans la commune de Villatobas (Toledo). Maintenant, il s’avère que l’information était une intox et que les photos n’étaient qu’un simple montage, car il se trouve que les mandataires espagnols assurent que la maltraitance et la mort des galgos est une coutume du passé et qu’elle est éradiquée dans notre pays.
Et qui dit galgos, dit aussi podencos, les autres petites créatures, compagnons de misère et d'infortune des chasseurs, de ceux qui changent de fusil si le leur est abîmé, ou de bottes si elles sont cassées ou de chien si celui-ci est malade, blessé, vieux ou juste inefficace : il n’est plus son meilleur ami et ne représente qu’un fardeau que l’on devra nourrir et maintenir. Mais bon, cela n’est pas vrai non plus, en tout cas, d’après nos dirigeants.
D’ailleurs, les plaintes permanentes sur les chiens issus de l'entourage des chasseurs qui apparaissent agonisants, mutilés ou avec de terribles blessures, sont inventées de toutes pièces, et bien sûr, il est également faux de dire que ceux qui survivent, remplissent les perreras (où ils seront rapidement sacrifiés) ou les refuges qui ont à peine les moyens de les récupérer et de les maintenir. Les horribles images montrant le terrible état de ces animaux, qui ne sont parfois que des sacs d'os décharnés et les constantes nouvelles d’apparitions d’animaux moribonds ou assassinés, ne sont d’après les politiques, de fantasmes des citoyens et des médias et que tout cela fait partie d’un mensonge organisé. Or, on pourrait remplir des pages entières avec toutes les informations qui accréditent ces faits même si dans les hautes sphères politiques, ils n’hésitent pas à en parler au passé.
Pourquoi je vous raconte tout cela ? Et bien parce qu’à travers les différentes campagnes d’adoption menées par des particuliers et des collectifs, des milliers de chiens espagnols, en particulier des galgos et des podencos ont été recueillis ces dernières années dans plusieurs pays européens, destination où ils finissent par échouer après avoir connu l’enfer en Espagne et duquel quelques chanceux ont fini par réchapper. Bien que la majorité n’y parvienne pas –ils sont si nombreux !!!- et que l’Espagne soit devenue un cimetière creusé par la main de l’homme, comme toujours, les « pires ennemis » du chien."
Julio Ortega Fraile
Le Penseur Libre
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