Pour le droit des citoyens européens de voir la législation européenne de protection animale appliquée, actualisée et renforcée dans tous les Etats membres. Pour que cesse l'indifférence des autorités et le supplice des animaux en général, des Galgos et Podencos en particulier.
La princesse de porcelaine s'en va !
Depuis Juillet dernier, Zara est à la maison en accueil. Une demi portion de galga, un tremblement sur pattes, faite de peur et de douleur qu’Antonio et son équipe ont recueillie un soir d'hiver errant sous une pluie battante. Comme tant d’autres ici ou ailleurs, elle n’était qu’un rejeton de galga, sans puce et sans identité, un nuisible, un petit chien perdu sans collier.
Un soir du 7 mars 2010, elle a cessé d’être un fantôme dans une armée d’ombres, ces 50.000 galgos invisibles aux yeux des Espagnols, ces lévriers qu’on abandonne, qu’on torture, qu’on sacrifie à des traditions arriérées où l’orgueil d’être un homme qui se croit fort donne le droit d’être lâche et cruel envers les animaux.
Zara est soudain devenue une petite âme à protéger et sauver, une petite peau d’âne tremblante dans un refuge où des êtres de compassion donneraient leur âme pour faire mieux mais sont souvent dépassés par le chagrin de ne pouvoir faire plus et de ne pas assez en sauver. Elle a été identifiée, vaccinée, déparasitée, stérilisée de suite.
Ce sont beaucoup de soins, c’est beaucoup de sacrifice pour un petit refuge avec peu de moyens. Pourtant, c’est ce que leur offre Antonio et sa petite équipe, l’assurance que toutes les chances leur sont données le plus vite possible de partir, d’être adoptés.
Zara la petite peau d’âne du refuge de Martos est devenue par le miracle de l’amour une petite princesse andalouse. Une chaîne de solidarité s’est organisée pour qu’elle arrive un jour de Juillet ici, dans sa famille d’accueil.
En entrant dans la maison, elle s’est précipitée dans la première panière à sa portée, recroquevillée, baissant le museau quand les autres loulous venaient la sentir, façon de leur dire : il n’y a personne ici, inutile de vous déranger.
Pendant une heure ou deux, elle a été apeurée mais curieuse du monde qu’elle découvrait.
Dès le lendemain, elle a compris que personne ne lui ferait de mal, qu’il y avait un grand jardin à explorer, des copains de jeu pour s’amuser.
Peu après, elle avait réduit toute la maisonnée à l’état d’esclaves bienveillants et dévoués, prêts à répondre à ses moindres caprices :
je veux entrer, je veux sortir, je veux jouer, je veux manger, je veux tout tout tout ce que je n’ai pas eu jusqu’à maintenant, je veux vivre, aimer et être aimée, pas compliqué !
Je voulais l’adopter, pensant que je ne pourrais plus vivre sans elle. Elle était devenue le soleil de ma vie, une petite porcelaine sûre d’elle, épanouie.
Une famille en or avec un panier en or s’est présentée et l’adoption a été acceptée. Un rêve que nous aimerions offrir à tous les Galgos et les Podencos invisibles d’Espagne, les anonymes, ceux qui croupissent dans un coin sans personne pour tenir leur tête quand leur souffle s’échappe, ceux qui sont euthanasiés en masse, ceux qui sont pendus, fusillés sans pitié…
Une famille d’amour vrai que l’on n’a pas le droit de refuser. Une seule photo et Zara avait ravi de son regard noisette, coquin et doux, le cœur de Franca, sa future môman.
L’heure du départ a sonné. Mon petit soleil va s’en aller. Je pleure sur ce jour que je voudrais ne pas voir venir. Ce sont des larmes de joie mêlée de tristesse car je n’aurai plus devant moi sa grâce légère, ses moments de folie, son regard interrogateur toujours à l’affut d’un geste ou d’un biscuit !
Etre famille d’accueil c’est tout simplement être un passeur de bonheur !
Tant de Bénévoles espagnols le font à longueur d’année !
Si Antonio y arrive, je devrais pouvoir y arriver !
Belle et longue route, petite Zara, sous l’aile protectrice et aimante de ta future môman Franca !
Joëlle et les loustics qui ne t'oublieront jamais !
Merci à Antonio et son équipe, à LN qui diffuse, diffuse sans jamais s'arrêter, à Esther, Renée et Diva, Isabelle, Cécile, Maman Joséphine, Tata Michèle et les autres... toute la chaîne de solidarité pour que les "Invisibles aux yeux de l'Espagne" ne soient plus jamais ignorés !
Princesse Zara et Môman Franca !